Ali Bongo Ondimba - Président de la République Gabonaise

Président de la République Gabonaise Accueil

Archives

  • Partager sur facebook
  • Partager sur twitter
  • Envoyer à un ami
  • imprimer
Retour à la liste
27/11/2012

LES CAHIERS DE L’ÉMERGENCE : L’ACTIVITÉ DE LA FILIÈRE BOIS AU GABON

Depuis 2009 et l’accession au pouvoir d’Ali Bongo Ondimba, la filière bois est en plein essor et occupe une place de choix dans le paysage industriel gabonais. Changement de réglementation, mise en place de nombreux projets de formation… La filière est un parfait exemple qui montre la voie à suivre pour l’émergence du pays à l’horizon 2025.
Il y a plus de trois ans, Ali Bongo Ondimba clamait son envie de changement au niveau de l’économie du pays. Et notamment concernant la filière bois. Pari tenu.

Un peu d’histoire…

Depuis l’indépendance en 1960, la filière est l’un des secteurs stratégiques sur lequel le pays peut s’appuyer. De fait, le pays jouit d’une forêt exceptionnelle. Elle s’étend sur 22 millions d’hectares, et près de 90% de cette surface est exploitable. Rapidement, le pays s’ouvre à l’international et commercialise à l’exportation les grumes, notamment vers l’Asie et l’Europe.

En 2001, Omar Bongo veut accélérer l’industrialisation du secteur et mettre en place une politique d’aménagement durable. Il élabore alors un Code Forestier qui fixe des objectifs précis, notamment celui d’atteindre un taux de transformation du bois de 75% d’ici 2012. Mais les choses ne se passent comme prévu et la crise économique mondiale de 2008 impacte directement la filière, entraînant une forte chute de son chiffre d’affaires. En 2009, Ali Bongo Ondimba arrive au pouvoir et constate que l’objectif de 2001 ne serait jamais atteint avec seulement 25% à 35% de grumes transformés. Le 5 novembre 2009, il prit alors une décision historique et courageuse : l’interdiction pure et simple de l’exportation de bois non transformé. Pour ne pas sanctionner les entreprises en place, l’Etat accorde un délai de 4 mois pour écouler les stocks de bois de 2009.

La décision d’interdire l’exportation du bois brut a été prise dans le but de favoriser en profondeur la transformation locale du bois et surtout de permettre au pays de créer de nombreux emplois qualifiés qui vont booster l’économie nationale. Pour démarrer au mieux cette transformation du secteur, l’Etat a décidé de créer un Bureau Industrie Bois, un organe administratif chargé d’appuyer l’industrialisation du secteur forestier, mais aussi de dispenser des formations aux opérateurs industriels.


Les grandes dates clés :

  • Novembre 2009 : Le Conseil des Ministres vote l’interdiction de l’exportation des grumes. • Mai 2010 : Les forestiers gabonais ne peuvent officiellement plus exporter de grumes non transformées
  • Janvier 2012 : La Société nationale des bois du Gabon (SNBG) obtient un prêt de 8 milliards de FCFA de la Banque de développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC) afin de mener le projet de construction du complexe industriel de transformation de bois d’Owendo (Gabon)
  • Juin 2012 : Le Gouvernement créé l’agence d’exécution des activités de la filière bois qui met en place une grille de légalité et aide à recenser les opérateurs.
  • Octobre 2012 : La Zone Economique Spéciale de Nkok, destinée notamment à promouvoir la production et la transformation de bois dans le pays, annonce la présence de 62 investisseurs. 80% de la zone est déjà occupée
  • 2020 : le Gabon devient le leader mondial du bois tropical certifié ?

Des chiffres qui présentent les enjeux

La filière est incontestablement un secteur emblématique du Gabon. La preuve en chiffres :

  • 80% du territoire gabonais est recouvert par la forêt, soit environ 22 millions d’hectares. A ce jour, la filière bois gabonaise est le 2ème secteur d’emploi
  • Au niveau mondial, le Gabon fournit 8% du bois
  • Sur le territoire, 80 essences différentes de bois sont exploitées sur le territoire dont l’okoumé, le zygo et l’iroko.

Les premiers effets de l’interdiction de l’exportation des grumes

Depuis trois ans, le paysage de la filière bois a déjà évolué. Le travail réalisé par le gouvernement et les entreprises locales est récompensé. Le nombre d’usines a, par exemple, fortement augmenté. En 2009, le pays comptait 81 usines ; en 2012, il y a 114 usines consacrées au bois. Cela a bien évidemment une répercussion au niveau des emplois : en 2009, la filière employait 4000 personnes ; en 2012, elle génère 7000 emplois.

De plus, la hausse croissante du nombre d’entreprises de la filière a permis d’augmenter le volume de l’exploitation du bois : en 2009, le pays exploitait 1 180 000m3 de grumes ; en 2012, le volume atteint 1 600 000m3. C’est l’Europe qui bénéficie en premier lieu des produits bois gabonais. 42% d’entre eux sont vendus aux pays de l’UE, 36% sont exportés en Asie et 22% en Afrique/Amérique. Enfin, un dernier chiffre qui montre l’efficacité de la décision prise par Ali Bongo Ondimba est celui de la part de la filière bois dans le produit intérieur brut (PIB) gabonais qui est passée de 4,5% à 8% en 2011.

 

Les résultats positifs depuis la fin de l’exportation des grumes :

  • 3,5… Comme la hausse de la part du bois dans le PIB entre 2009 et 2011
  • 31… Comme le nombre d’usines construites et actives depuis 2009
  • 71… Comme le pourcentage d’augmentation de produits exportés issus de la transformation du bois
  • 3000… Comme le nombre d’emplois créés dans la filière bois en 3 ans
  • 420 000… Comme l’augmentation, en m3, du volume de bois exploité sur le territoire en 3 ans

Décryptage… Comprendre les étapes de la transformation du bois

Dorénavant, les entreprises de la filière bois réalisent au moins une transformation sur le territoire. Il y a trois grands stades de transformation : le premier concerne le sciage du bois; le deuxième s’occupe d’augmenter la valeur ajoutée du bois (panneaux, moulures, profilés rabotés et parquets). Le troisième stade va, lui, encore plus loin (produits finis et composites de la menuiserie et d'ébéniste). Aujourd’hui, une entreprise gabonaise va donc pouvoir prendre en charge chaque étape. Pour mieux comprendre, voici les détails du premier stade de transformation :

  1. Les grumes transformées en billons viennent sur le banc de sciage
  2. Les bois durs sont trempés dans une étuve durant 4 jours
  3. Pendant ce temps-là, les déchets du bois sont recyclés en bois de chauffe pour alimenter la chaudière du complexe
  4. Puis, les billons de bois sont rabotés pour préparer le tranchage
  5. Le bois est tranché après vérification de sa qualité grâce à une fiche suiveuse
  6. Le placage est fabriqué à la vitesse maximale de 110 coupes par minute
  7. Ensuite, le placage passe au séchoir pour ôter au maximum l’humidité
  8. Le placage est contrôlé afin d’enlever tous les défauts
  9. Les défauts sont découpés pour avoir un placage irréprochable en qualité
  10. Les placages sont mis en paquet
  11. L’opératrice calcule la surface de placage produite pour chaque paquet
  12. Enfin, les paquets de placage sont identifiés (traçabilité) avant stockage

Les garanties de la bonne exploitation du bois gabonais

Pour éviter les déforestations abusives et pour s’assurer que toutes les étapes de transformation du bois soient respectées, plusieurs garanties permettent de s’assurer d’une exploitation fiable. La traçabilité est essentielle : le but est de suivre les mouvements du produit forestier depuis la forêt jusqu’au lieu d’exportation.

  • Le label FSC : cette norme internationale reconnue de tous permet de garantir que le bois est issu d’un environnement durablement géré
  • La grille de légalité mise en place par l’agence d’exécution des activités de la filière bois : elle permet de comprendre comment l’entreprise fonctionne, comment la forêt est exploitée et savoir si la fabrication des produits est conforme à la réglementation en vigueur
  • Le Code forestier : ce texte est l'ensemble des dispositions applicables au secteur des Eaux et Forêts. Il permet de fixer les modalités de gestion durable en vue d'accroître sa contribution au développement économique, social, culturel et scientifique du pays

Pour découvrir le texte complet :

http://medias.legabon.net/PROD/0000000427.pdf

Grâce à ces garanties, le Gabon entre pleinement dans les critères fixés par l’Union Européenne à compter de mars 2013. Ces derniers exigent que tout bois importé devra porter une grille de légalité et de traçabilité.

 

Les grandes dates clés de la forêt gabonaise : 

  • Décembre 2001 : Mise en place du Code Forestier afin d’encadrer la gestion des forêts
  • Août 2002 : Le Président créé d’un seul tenant 13 parcs nationaux
  • Septembre 2010 : La certification internationale FSC permet de placer la forêt gabonaise sous aménagement durable
  • Juin 2012 : Le Gouvernement créé l’agence d’exécution des activités de la filière bois qui met en place une grille de légalité et aide à recenser les opérateurs
  • Octobre 2012 : Le Gabon devient un pôle d’excellence dans le domaine de la transformation du bois dans la zone du bassin du Congo

Focus… Des exemples d’exploitation innovante du bois : la ZES de Nkok et la SNBG

La Zone Economique Spéciale multisectorielle de Nkok est un projet phare en Afrique centrale. Située à 27 kilomètres à l’est de Libreville, cette zone – qui a commencé ses activités en mars 2011 - a notamment pour vocation première de promouvoir la production et la transformation de bois dans le pays. A ce jour, sur les 62 investisseurs de la Zone Economique, 40% des investisseurs travaillent dans la filière bois. D’ores et déjà, la 1ère usine de transformation du bois est active.

Pour en savoir plus sur la ZES de Nkok :

http://medias.legabon.net/PROD/0000004183.pdf

 

Du côté d’Owendo, la Société Nationale des Bois du Gabon (SNBG) tourne à plein régime. Depuis la fin de l’exportation, la SNBG a conçu un plan d’industrialisation de sa production. Ce projet ambitieux a attiré de nombreux investisseurs extérieurs. En 2012, le capital de la société est ainsi passé de 4 à 10 milliards de FCFA. Sur place, il sera possible de prendre en charge toutes les étapes de transformation, du tranchage au sciage, en passant par la production de contreplaqués.

Pour en savoir plus sur la SNBG :

http://www.snbg-gabon.com/

 

Pour découvrir également un autre exemple du développement de la filière bois, voici l’exemple d’Essassa, une entreprise qui s’occupe de transformer localement le bois :


La formation de demain pour les métiers du bois : l’école de Booué

La construction de l’école de Booué est un projet ambitieux. D’un coût global de 17 milliards de FCFA, la structure qui s’étendra sur 8 hectares ouvrira en 2014 et permettra de former des ingénieurs de qualité qui s’occuperont de toutes les étapes de la transformation du bois. Les métiers - agents de maintenance, mécaniciens et agents commerciaux - seront mis à l’honneur. La recherche aura également toute sa place.

Les enseignants sont également formés afin de délivrer un enseignement de qualité. Pour cela, ils sont partis réaliser un stage au cœur de la très célèbre Haute Ecole Spécialisée Bernoise du bois. Cette opportunité fait suite à la signature fin 2010 de deux conventions établissant une collaboration étroite entre le Gabon et la Suisse dans le domaine de la formation et de l’industrialisation de la filière bois au Gabon.

Pour retrouver tous les actions réalisées par le gouvernement dans la filière bois, retrouvez la cartographie de l’émergence en cliquant ici : http://www.presidentalibongo.com/les-actions/cartographie-de-l-emergence

 

Les grands projets d’aujourd’hui et de demain : 

  • Juillet 2010 : Création de la Zone Economique Spéciale de Nkok
  • Décembre 2011 : La scierie de Mévang double ses capacités de production
  • Janvier 2012 : La Société nationale des bois du Gabon (SNBG) reçoit un prêt de 8 milliards de FCA pour financer la construction du complexe d’Owendo
  • 2014 : Ouverture de l’école de Booué spécialisée dans les métiers du bois

Informations pratiques

Pour ceux et celles qui souhaitent se lancer dans l’industrie du bois, voici la liste des lycées, des métiers et des formations :

  • Lycée Technique Omar Bongo : Brevet des techniciens en structures bois, menuiserie ébénisterie ; BAC F1D dans le bois et matériaux associés
  • Lycée technique de Tchibanga : BEP en Menuiserie et Ebénisterie
  • Lycée technique d’Oyem : BEP en Menuiserie et Ebénisterie
  • Lycée technique de Fougamou : Menuiserie et Charpenterie
  • Centre de Formation Professionnelle de Libreville, Tchibanga, Makokou, Franceville et Koulamoutou : Formation en Futage
  • Institut Technologique d’Owendo : DTS en Consulting Bois et Habitat.

 

Pour les professionnels, voici la liste des contacts des entreprises travaillant avec le Ministère de l’enseignement professionnel :

  • Création nouvelle : M. Onbouma Fabian - 07 61 80 83
  • Idéé 2000 : 01 72 27 35
  • Socoba : 01 70 05 01
  • Ecowood : M. Hans Fahrni - 06 76 09 50
  • Socofi : M. Thierry Kamel - 07 89 22 28
  • MBA : 01 74 67 67 - Sobamiga : M. Mouele Cyril - 07 94 11 04
  • Cim BTP : 01 72 15 18

 

Retrouvez toute l’actualité du bois au Gabon en cliquant ici : http://www.legabon.org/search/msearch/bois. Et notamment l'article sur Le Gabon, référence en matière de transformation du bois

L'AGENDA DU PRÉSIDENT

ABO TV

PRÉSENTATION DES LETTRES DE CRÉANCE AU PRÉSIDENT ALI BONGO ONDIMBA - AVRIL 2014 Gabon : présentation des lettres de créance au Président Ali Bongo Ondimba des 8 nouveaux ambassadeurs

AGIR POUR LE GABON

VOS IDÉES POUR AGIR
Présidence
du Gabon