Ali Bongo Ondimba - Président de la République Gabonaise

Président de la République Gabonaise Accueil
 

Tribune

  • Partager sur facebook
  • Partager sur twitter
  • Envoyer à un ami
  • imprimer
09/09/2014

INTERVIEW VÉRITÉ DU PRÉSIDENT ALI BONGO ONDIMBA DANS JEUNE AFRIQUE

Pacte social, gouvernement, réformes, opposition, politique africaine... Le Président Ali Bongo Ondimba fait le point sur son action à la tête de l'Etat gabonais dans une interview accordée à Jeune Afrique. Tour d'horizon des principales déclarations du Président.

Les priorités du Président Ali Bongo Ondimba

"Premier effort important : les infrastructures, auxquelles nous devons consacrer l'essentiel de nos investissements."

"Autre priorité : diversifier notre économie. Aujourd'hui, notre taux de croissance hors pétrole est à deux chiffres, preuve que notre politique, celle de la transformation locale des matières premières, a été judicieuse."

"Notre objectif, d'ici à 2020, est donc que plus aucun produit ne soit exporté sans avoir subi localement une première transformation."


Concernant le Pacte social

"Nous avons élaboré une stratégie de développement humain qui repose sur d'importants investissements et qui répond aux problèmes relevés dans une étude minutieuse et exhaustive, la première dans l'histoire du pays, réalisée par le cabinet McKinsey."

"L'Etat est prêt à vous aider si vous faites un certain nombre d'efforts, si vous êtes plus responsables. Nous ne sommes pas là pour distribuer de l'argent de manière stérile mais pour aider les Gabonais à mieux vivre, notamment grâce à leur travail."

Sur le dossier des logements

"L'échec, en tout cas ce sur quoi nous n'avons pas encore réussi, c'est le logement. J'ai promis, lors de la campagne présidentielle de 2009, de fournir 5000 logements par an. Je n'ai pas tenu cette promesse. A vrai dire, j'ai sous-estimé les difficultés et les écueils. Je pensais qu'il suffisait de réunir les moyens et d'avoir la volonté. Erreur ! Le secteur n'était pas organisé. Il n'y avait pas de politique d'urbanisme ou d'assainissement dans la capitale, pourtant construite sur une zone marécageuse. Et aucun cadre législatif attractif pour les investisseurs qui auraient pu compléter l'offre de l'Etat. [...] Bref, avant de se lancer dans les chantiers, il a fallu réformer. Cela a pris beaucoup plus de temps que je pensais. Idem dans les secteurs de l'eau et de l'électricité. Mais cela commence à s'améliorer.

Sur l'action du gouvernement

"Les Gabonais attendent beaucoup plus. Je suis quelqu'un de très exigeant et je dirais « peut mieux faire ». Et, surtout « doit mieux faire ».

Sur l'audit des finances publiques

"Depuis un certain nombre d'années, dans notre pays, tout le monde réclame que les finances publiques soient assainies. Mais personne ne l'avait encore fait. Eh bien nous, nous allons le faire. Et vous verrez que ceux qui réclamaient cet assainissement sont les mêmes que vous entendrez bientôt protester."

"Le temps de l'impunité est révolu. Les enquêtes sont en cours, et elles aboutiront. Ceux qui pourront rembourser l'Etat le feront. Ceux qui ne s'exécuteront pas subiront des sanctions. Cette dynamique ne s'arrêtera pas de sitôt."

Concernant les attaques de l'opposition

"Le remue-ménage auquel nous assistons ne me surprend guère : c'est souvent l'opposition qui lance les hostilités en premier. C'est normal, nous sommes préoccupés par les tâches qui nous incombent, alors qu'elle n'a rien d'autre à faire que de penser au prochain scrutin."

Sur les mouvements de grève enregistrés au Gabon

"J'ai indiqué que je n'ai rien contre la distribution des primes ou autres avantages. Mais je demande à ce que le travail soit apprécié. Si l'on fait plus, si l'on travaille mieux, on peut réclamer plus. Mais vouloir davantage sans contrepartie, voire même sans faire son travail le plus élémentaire, c'est non."

Sur les relations du Gabon avec la France

"La France est notre premier partenaire économique et les liens qui nous unissent sont étroits et anciens : le président de la République gabonaise sera toujours en bons termes avec le président de la République française. Quel qu'il soit."

Sur le virus Ebola

"Face à Ebola, il n'y a pas trente-six solutions : il faut dépister ceux qui viennent de l'extérieur et qui pourraient avoir été atteints, expliquer les risques et fournir les recommandations d'usage partout dans le pays, disposer de tout l'équipement médical adéquat en cas de détection d'un cas, circonscrire les éventuelles zones affectées, etc. Nous sommes prêts."

Sur la politique africaine et la Présidence gabonaise de la CEMAC

"Le sommet de la CEMAC aura lieu avant la fin de l'année. Il est certain que la crise centrafricaine a occupé toutes nos réunions et nécessité d'importants moyens financiers pour venir en aide au pays et à ses ressortissants. Les Centrafricains doivent comprendre qu'en aucun cas il ne peut y avoir d'issue militaire. [...] La violence n'engendre que la violence."

"Les terroristes franchissent les frontières, les gouvernements doivent donc se parler et mettre en place des politique communes. Cela implique que nous investissions plus dans nos politiques de défense."

Source : Jeune Afrique

AGIR POUR LE GABON

VOS IDÉES POUR AGIR
Présidence
du Gabon